Extrait du rapport de la commission d'enquête parlementaire en Algérie (1833)
"Nous avons profané les temples, les tombeaux, l'intérieur des maisons, asile sacré chez les musulmans... Nous avons envoyé au supplice sur un simple soupçon et sans procès, des gens dont la culpabilité est toujours restée plus que douteuse depuis... Nous avons massacré des gens porteurs de sauf-conduit, égorgé sur un soupçon des populations entières qui se sont ensuite trouvées innocentes; nous avons mis en jugement des hommes réputés saints du pays, des hommes vénérés parce qu'ils avaient assez de courage pour venir s'exposer à nos fureurs, afin d'intercéder en faveur de leurs malheureux compatriotes... Nous avons plongés dans les cachots des chefs de tribus, parce que ces tribus avaient donné asile à nos déserteurs, nous avons décoré la trahison du nom de négociation, qualifié d'actes diplomatiques de honteux guet-apens; en un mot nous avons débordé en barbarie les barbares que nous venions civiliser et nous plaignons de n'avoir pas réussi auprès d'eux."